La procédure HydroTherapy dans le cadre d’un ulcère crural veineux

L’ulcère crural veineux est une plaie chronique de cicatrisation secondaire qui, d’après les normes actuelles, se traite par phase et en milieu humide.

L’ulcère crural veineux est une plaie chronique de cicatrisation secondaire qui, d’après les normes actuelles, se traite par phase et en milieu humide.

La procédure HydroTherapy dans le cadre d’un ulcère crural veineux

La procédure HydroTherapy avec seulement deux préparations – HydroClean® et HydroTac® – assure une détersion approfondie, stimule la formation du tissu de granulation et soutient l’épithélialisation pour une cicatrisation accélérée.

Des ulcères veineux apparaissent le plus fréquemment des suites d’une insuffisance veineuse chronique (IVC). Cette pathologie résulte quant à elle de la présence de varices ou de veines dégradées suite à une thrombose (syndrome post-thrombotique [SPT]).

Les plaies chroniques se développent le plus souvent insidieusement au fil des années, à la suite de maladies métaboliques et vasculaires. Outre la problématique de la plaie chronique, il est aussi souvent nécessaire de tenir compte d’autres maladies liées à l’âge souvent concomitantes. Mais cela ne saurait néanmoins justifier le fait de considérer un ulcère veineux existant souvent depuis déjà un certain temps comme étant lié à l’âge et pour lequel toutes les thérapies auraient été épuisées. Indépendamment de l’âge et du pronostic, chaque personne concernée a droit à bénéficier d’un traitement des plaies correspondant à l’état actuel des connaissances médicales.

Pourquoi les plaies chroniques guérissent-elles si mal?

Contrairement aux plaies aiguës induites par des chocs (violents) sur la peau, les plaies chroniques se caractérisent principalement par des lésions tissulaires se développant à partir des couches cutanées et tissulaires intérieures vers l’extérieur. Une telle dégradation s’explique généralement par une réduction de l’irrigation sanguine de la région concernée (ischémie) se traduisant par des troubles nutritionnels et métaboliques accrus dans la région cutanée qui se manifestent par une nécrose.

Le déficit sanguin et donc la carence en apport d’oxygène et de nutriments vers la plaie ainsi que la présence massive de tissus nécrosés constituent néanmoins la pire situation envisageable pour initier une cicatrisation. En effet, la capacité de réparation cellulaire doit être initiée dans un environnement marqué par une perturbation extrême du métabolisme qui rend impossible une cicatrisation normale associée à l’apparition en temps voulu des cellules sanguines et tissulaires participant à la guérison de la plaie. La poursuite des dégradations tissulaires s’accompagne d’autant plus d’un afflux accru de cellules inflammatoires, telles que les granulocytes et les macrophages au niveau de la plaie qui inactivent non seulement les bactéries et d’autres corps étrangers, mais libèrent aussi des cytokines et des protéases.

Certaines protéases, et notamment les métalloprotéases matricielles (MMP), jouent un important rôle dans le processus de cicatrisation. Leur rôle est de dégrader les composants lésés et dévitalisés de la matrice extracellulaire, un réseau produit par les cellules elles-mêmes et ayant principalement un rôle d’information. Cela signifie une première détersion de la plaie qui dure environ trois jours dans le cadre d’une cicatrisation normale. Ensuite, on passe de la phase inflammatoire à la phase de formation tissulaire, c.-à-d. à la phase de réparation à proprement parler.

En cas de persistance de l’afflux de granulocytes et de macrophages vers la plaie dans le cadre de la guérison d’une plaie chronique, des cytokines pro-inflammatoires sont alors libérées en excès et stimulent la production de MMP.

L’activité excédentaire des MPM est donc critique car des parties de tissu conjonctif nouvellement formées, comme la fibronectine et le collagène, peuvent être immédiatement dégradées. L’équilibre entre la formation et la dégradation tissulaires est retardé dans les plaies chroniques, au profit de la dégradation. C’est la raison pour laquelle l’inflammation incontrôlée se poursuit et que la cicatrisation stagne.

En outre, l’effet des facteurs de croissance est compromis par l’excès de MPM. C’est une raison supplémentaire pour laquelle la cascade de cicatrisation ne peut pas se poursuivre et l’inflammation persiste. Parallèlement, des produits de dégradation toxiques des tissus et des bactéries s’infiltrent dans la région avoisinante de la plaie, ce qui entraîne une dégénérescence supplémentaire du tissu et entretient la chronicité de la plaie.

Par conséquent, le principal objectif thérapeutique en présence d’une plaie chronique consiste à rompre le cercle vicieux de l’inflammation persistante associée à une activité excessive des MMP. Le coussinet hydroactif HydroClean constitue une option thérapeutique prometteuse et facile d’application.

Ce qui perturbe aussi la cicatrisation de plaies chroniques

Le patient atteint d’un ulcère crural veineux est généralement un patient gériatrique. Cela signifie que non seulement les conséquences du processus de vieillissement naturel, mais aussi la présence simultanée de maladies sous-jacentes (multimorbidité) doivent être prises en compte dans les réflexions thérapeutiques.

Un important facteur lié à l’âge réside par exemple dans la perte accrue d’élasticité des vaisseaux sanguins et donc aussi des veines. Cette perte d’élasticité renforce l’IVC qui à son tour aggrave les chances de guérison de l’ulcère. Le vieillissement naturel de la peau et donc les pertes fonctionnelles associées affectent eux aussi la qualité de la cicatrisation. En cas de guérison, ces facteurs entraînent souvent la formation d’un tissu cicatriciel de moindre qualité ayant tendance à la survenue de récidives.

Des problèmes particuliers surviennent lorsqu’une pathologie veineuse persiste depuis de nombreuses années. La congestion veineuse chronique favorise par exemple les maladies articulaires dégénératives ou la formation d’un pied équin. On constate également un risque élevé de contracter des maladies cutanées des ongles ou une infection à streptocoques (érysipèle) susceptible de se propager à l’ensemble de la jambe. Il convient aussi de tenir compte d’une propension accrue aux allergies à toutes les substances possibles, comme les pommades, les crèmes ou les désinfectants cutanés qui sont souvent utilisés au hasard dans le cadre d’une thérapie prolongée.

Toutes ces circonstances spécifiques aux patients gériatriques atteints d’ulcères ont en définitive aussi des conséquences sur le traitement car elles posent des limites étroites aux méthodes de traitement chirurgicales. Par conséquent, l’approche conservatrice, et donc non chirurgicale, revêt une importance d’autant plus accrue. Cette méthode recouvre deux mesures fondamentales: la compression de la jambe et le traitement humide de la plaie adapté à chaque phase par le biais de pansements hydroactifs.

La procédure HydroTherapy – efficace et aisée

La rapidité et la qualité de détersion de facteurs perturbateurs de la cicatrisation, tels que les bactéries, les MMP, les dépôts et nécroses en vue d’obtenir un lit de plaie «propre» destiné à la formation du tissu de granulation et l’épithélialisation sont décisives pour la cicatrisation de plaies, et notamment d’ulcères chroniques à l’instar de l’ulcère crural veineux. Le concept innovant de la procédure HydroTherapy s’avère donc constituer une option thérapeutique précieuse. Deux préparations suffisent – HydroClean et HydroTac – pour traiter l’ulcère veineux de manière efficace et simple tout au long des trois phases de cicatrisation. versorgt werden.

La thérapie commence avec HydroClean qui occupe une position spéciale de par son mécanisme d’aspiration et de rinçage parmi les pansements hydroactifs: HydroClean est un pansement hautement efficace dans la détersion intensive, l’élimination de nécroses et de bactéries, ainsi que l’inactivation des MMP. La pratique clinique permet par ailleurs de constater à intervalles réguliers que la détersion en profondeur permise par HydroClean fait effet de manière rapide et fiable. Il est alors dans de nombreux cas possible d’obtenir un raccourcissement des temps de guérison, ce qui non seulement soulage largement le patient affecté, mais revêt aussi une certaine importance du point de vue économique.

Une fois la plaie détergée ou conditionnée, c’est-à-dire dès que le tissu de granulation se forme, le pansement mousse HydroTac peut être utilisé. De par sa technologie AquaClear, HydroTac assure une régulation optimale de l’humidité. Il en résulte un environnement réunissant des conditions idéales à la poursuite de la granulation et à l’épithélialisation. HydroTac se démarque aussi par la simplicité et la sécurité de son application.

Bilan

HydroClean et HydroTac, deux préparations parfaitement harmonisées, permettent dans tous les secteurs du traitement de plaies, aussi bien stationnaire qu’ambulatoire, une prise en charge efficace et aisée de la détersion à la guérison. Le recours à seulement deux produits qui couvrent tous les besoins au cours de l’ensemble du processus de guérison permet d’éliminer la recherche chronophage du pansement adapté à la phase correspondante parmi une multitude de produits.

L’autrice: Barbara Nusser, ex-directrice Medical Training, PAUL HARTMANN AG, Heidenheim

 

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